Magny-en-Vexin des origines à 1914

9782905684721

Nouveau

: Roland Vasseur, Françoise Waro

Détails sur le produit

  • Parution : novembre 1995
  • 432 pages
  • 355 illustrations en noir
  • Format : 205 x 280 mm
  • Broché

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23,70 €

Fiche technique

Auteur(s)Roland Vasseur, Françoise Waro

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Magny-en-Vexin a gardé une extraordinaire parure architecturale, qui englobe aussi bien des caves du XIIIe siècle que des bâtiments des XVe, XVe, XVIIe et XVIIIe siècles, et, surtout, le plus bel ensemble en Val-d’Oise de façades du XIXe siècle.
Ce remarquable patrimoine, jusqu’alors à peu près totalement préservé ets, on s’en doute, le reflet d’une histoire et d’une société. Histoire marquée dans sa topographie par la présence d’un certain nombre de seigneurs, mais surtout par le rôle que la petite ville fut amenée à jouer. Un rôle économique de premier plan, lié à sa position centrale sur la route Paris-Rouen et à la présence de l’Aubette, et le rôle administratif qui revenait à tout chef-lieu de baillage. Ainsi s’explique la prolifération des aubergistes, des commerçants, des artisans, ceux du cuir en particulier, et celle des gens de justice, dont la réussite sociale se lit dans l’habitat. Ce qui n’empêchait pas le bourg d’avoir des côtés très ruraux : animaux et tas de fumier étaient un spectacle courant, au même titre que les altercations dont la rue et les auberges étaient souvent le théâtre, et les intérieurs populaires y ressemblaient fort à ceux des campagnes environnantes.
La Révolution marque une première rupture : sil la ville, déclinant quelque peu, garde ses fonctions administratives et marchandes, elle doit faire face aux réquisitions et aux mesures nouvelles, mais aussi commencer à faire l’apprentissage de la démocratie.
Un travail de longue haleine qui se poursuit au XIXe siècle, époque de mutations importantes. Magny est alors investie par les rentiers, tandis que les activités séculaires déclinent au profit d’une fabrication de chaises réputée, et que le chemin de fer l’ouvre vers l’extérieur.
Cette étude offre donc un éclairage neuf sur les réalités et la vie quotidienne d’une petite ville du Vexin français, ville-étape, ville de contact entre l’Ille-de-France et la Normandie, passage obligé pour approvisionner la capitale.
Les deux auteurs l’ont conçue, comme leurs autres ouvrages, selon une approche originale qui leur avait valu, en 1992, le prix Sully-Ollivier de Serres pour leur livre sur Genainville. C’est-à-dire comme une approche globale de l’Histoire, mêlant étroitement tous les témoins du passé, de l’architecture aux documents de toute nature, et accordant une grande place à la présentation et à l’illustration.

Les auteurs
Roland Vasseur, était l’un des plus éminents spécialistes de la région : il avait dirigé pendant près de dix ans le Pré-Inventaire et la Conservation des Antiquités et des Objets d’art du Val-d’Oise, avant de devenir président de la Société historique et archéologique de Pontoise, du Val-d’Oise et du Vexin. Il est l’auteur de très nombreux articles et a participé à plusieurs ouvrages sur l’architecture, l’art, l’histoire et les traditions du département.
Françoise Waro, professeur d’Histoire, vice-présidente de la Société historique du Val-d’Oise, mène également depuis de longues années des recherches sur le Vexin. Outre ses travaux universitaires, et les articles et ouvrages écrits en collaboration avec Roland Vasseur, elle est l’auteur de la Vie quotidienne dans le Vexin au XVIIIe siècle, récompensé en 1993 par le prix Michelet.